histoire de l’oie de Touraine

Historique de l’Oie de Touraine :

L’Oie de Touraine fait partie des Oies du Centre (Bourbonnais, Poitou, Bresse et Touraine) Elles descendaient des Oies Sequaniennes élevées par les Gaulois sur la rive gauche de la Saône dont la capitale était « Vesontio » (Besançon). Toutes les variétés d’Oies employées pour l’alimentation sont issues de l’Oie sauvage (ancer segetum).

Pendant de nombreux siècles, l’Oie fut la pièce de volaille la plus estimée et on la servait même, tel un mets rare et précieux, à la table des rois. A Paris les rôtisseurs vendaient surtout des oies cuites, de là leur vint le nom d’ « oyers « qu’ils portèrent longtemps dans leur statut.
Quatre dénominations :

– L’oie des vendanges :

Grâce à sa précocité à faire de la viande, on mangeait l’Oie de Touraine à la fin des vendanges dans notre région .

– L’oie de la Saint-Michel: ( 29 septembre )

Le 29 septembre jour de la Saint-Michel est l’anniversaire d’une grande bataille navale gagnée par les Anglais sur les Espagnols au XVIᵉ siècle . La Reine, ce jour, était à table lorsqu’on lui apporta la nouvelle. La pièce de résistance, était une Oie de Touraine rôtie , préparée selon la mode anglaise, c’est à dire farcie avec de l’oignon et de la sauge; la Reine décréta, qu’en commémoration de cette glorieuse journée, une oie rôtie serait servie à sa table, chaque année, à cette date . La noblesse fit naturellement comme la Reine, et les bourgeois imitèrent les nobles .

– L’oie de la Saint-Martin : ( 11 novembre )

Selon la légende, le peuple de Tours venait d’élever à la dignité d’Évêque le moine Martin, mais ce dernier était parti se cacher et le peuple le cherchait partout. Au détour d’un chemin, ils entendirent des oies qui cacardaient près d’un modeste logis. Ils rentrèrent dans cette maison et trouvèrent Martin qui se cachait. Ainsi, il fut nommé évêque de Tours ( 315-397 ). Depuis il est coutume de manger en famille une oie à la Saint-Martin.

– L’oie de Noël :

Encore de nos jours, après avoir été engraissée, une oie est servie le jour de Noël.


L’ OIE DE TOURAINE A ÉTÉ RECONNUE COMME UNE RACE PURE LE 23 OCTOBRE 1909 A TOURS


SAUVETAGE DE L’OIE DE TOURAINE :

A l’origine c’est M. et Mme Philippe DROUET qui, dans la région de Vouvray, depuis plus de 45 ans sélectionnaient ces Oies selon le standard établi par le « Club Avicole de Touraine ». M. DROUET avait trouvé ce standard dans le journal «Vie à la campagne».
En 1990 c’est une Lochoise Madame Nicole BISCHOFF qui est allée en Normandie dans la famille DROUET( il avait pris leur retraite dans cette région ) et elle a ramené avec elle 3 femelles et 1 jars d’Oie de Touraine.

C’est ainsi qu’est revenue notre Oie dans sa région d’origine « La Touraine « . C’est à Loché sur Indrois dans la propriété de Mme Nicole BISCHOFF que les Oies de Touraine ont été relancées et distribuées à d’autres éleveurs et ainsi la race a été sauvée. C’est à Châtellerault en 1998 lors d’une exposition avicole que fut confirmé le standard de l’Oie de Touraine. ( merci Nicole )

Le 6 et 7 novembre 2010 dans le cadre de Ferme Expo notre Association a fêté le Centenaire de l’Oie de Touraine ( avec un an de retard 1909-2009 ). Lors de ce Championnat Régional 36 oies ont été présentées par 5 éleveurs, 3 couples, 18 mâles et 12 femelles.

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